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Commémoration :
• 11h : Cérémonie sur la place des Victimes du 17-Octobre-1961, avec les discours du maire, du consul d’Algérie et de représentants d’association.
• 11h30 : Inauguration du jardin Fatima-Bedar dans le nouveau quartier Néaucité, proche de la Gare.

Fatima Bedar
Fatima Bedar

Aujourd'hui, à l'occasion de la commémoration du 17 octobre 1961, jour où la police sous les ordres de Papon massacrait de nombreux Algériens venus manifester pacifiquement pour l'indépendance de l'Algérie en les jetant à la Seine en plein Paris, la municipalité de Saint-Denis donne à un jardin le nom de Fatima Bedar.

(Photo Yan Mambert - JSD)
(Photo Yan Mambert - JSD)

Lors de la manifestation sanglante du 17 octobre 1961, Fatima Bedar avait 15 ans.

Elle habitait Stains, mais allaitau collège de la rue des Boucheries, à Saint-Denis.

Dans un article d'octobre 2014, Dominique Sanchez rapporte dans le Journal de Saint-Denis (JSD) :

« Le 17 octobre 1961, Fatima voulait de toutes ses forces participer à la manifestation pacifique appelée par le FNL.

De toutes ses forces, elle désirait protester contre le couvre-feu

De toutes ses forces, elle désirait protester contre le couvre-feu frappant les Algériens.

Sensibilisée à la cause de l’indépendance de l’Algérie à force d’assister à des réunions clandestines auxquelles son père Hocine l’emmenait, Fatima a bravé l’interdit parental de manifester. Son père a déclaré sa disparition au commissariat de police, où il a été reçu moins bien qu’un chien, le 18 octobre 1961.

Sa mère a refait chaque jour les trajets que Fatima empruntait d’ordinaire. En vain, et en larmes. Djoudi se rappelle : « Je n’allais plus à l’école. Je marchais dans les rues avec ma mère, à Saint-Denis et surtout à Stains. Elle pleurait, elle priait. » Quinze jours plus tard, le doute ne fut plus permis.

Le 31 octobre, se souvient Djoudi Bedar {Son frère - NDLA], son père est rentré à la maison avec le cartable de Fatima dans une main et sa montre dans l’autre. Il revenait de l’institut médico-légal de Paris afin d’identifier un corps gonflé, retrouvé par un éclusier du canal, et gisant au milieu d’une vingtaine de cadavres. Gonflé après deux semaines passé dans l’eau, et donc méconnaissable, seule la chevelure noire, longue et abondante de Fatima a permis de l’identifier avec certitude.. »

Tag(s) : #Saint-Denis, #International, #Didier Paillard, #Elus, #Luttes, #Manifestation, #Solidarité, #Stains

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