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Second tour, et maintenant on fait quoi ?

Alors voilà, ça y est nous y sommes : en Ile-de-France, confrontés au second tour au dilemme d'une droite qui fait une politique de droite ou d'une gauche qui fait aussi une politique de droite.

L'alternative déprimante entre :

• D'un côté un retour de la droite revancharde, dopée par la vague de mécontentements due aux politiques anti-sociales d'Hollande et Valls ;

• De l'autre côté l'élection comme président de Région de Bartolone, diviseur assumé de la gauche dans le 93 (Avec le résultat que l'on sait : la droite a désormais plus de la moitié des villes du département !) ; et bene-oui-oui en chef ces dernières années des députés qui ont avalisé toutes les politiques anti-sociales du gouvernement.

Même si mieux qu’ailleurs –et c’est notre fierté !- Saint-Denis, notre ville populaire a su résister au Front de haine, nos concitoyens se sont retrouvés massivement dans l’abstention (près de 70%).

Second tour, et maintenant on fait quoi ?

Le choix à faire dimanche s’inscrit dans un contexte national où le F-Haine connaît une forte poussée, largement nourrie par le terreau de la misère, des souffrances, de la désespérance et de de la continuité autistique des politiques gouvernementales successives.

Au second tour, il n’y a pas de choix facile.

Certains persisteront à choisir la voie du F-Haine. Par idéologie pour quelques-uns d’entre eux. Mais aussi pour d’autres, parce qu’ils ont été déçus par tous les autres et veulent « leur donner une chance ». À ceux-là je leur dit ce que m’a dit récemment avec bon sens une amie : « vouloir essayer le FN parce qu'on est déçu par les autres c'est comme filer son argent à un escroc parce que le livret A ne rapporte que 1% » !

Certains choisissent (sans hésitation ou avec) la voie du barrage quoi qu’il arrive, à Pécresse et la droite, en utilisant le « vote PS » qui les rebute pourtant.

C’est aussi le choix des responsables de toutes les forces du Front de Gauche et des co-listiers de la liste « Nos vies d’abord » en Ile-de-France, pour laquelle j’ai voté. Ils veulent aussi, en fusionnant, que les électrices et électeurs qui ont porté leurs suffrages sur eux soient représentés au Conseil Régional. Tout en faisant le constat qu’il n’y a pas d'accord programmatique possible avec un PS qui ne veut prendre en compte aucune proposition du Front de gauche. Il faut bien l’admettre, ceci ne facilite pas le plus large rassemblement...

C’est aussi le choix des responsables et colistiers d’Europe Écologie Les Verts (EELV). Dont les électeurs là aussi ont une certaine difficulté à avaler le fait que dans ma région natale, la Bretagne, une des rares où le PS pourrait « sauver ses meubles », le ministre PS de la guerre, Le Drian, dans une logique hégémonique et martiale refuse la fusion avec EELV.

Second tour, et maintenant on fait quoi ?

Certains choisissent (sans hésitation ou avec) un « tout sauf Barto ». L'abstention ou le vote blanc et nul, parce qu’ils n’entendent pas faire l’impasse sur le rôle de premier plan qu’a joué le Président de l’Assemblée Nationale dans la situation dans laquelle nous sommes, aussi bien nationalement que dans notre département.

Beaucoup hésitent.

Je ne me permettrais pas de faire la leçon à quiconque. Parce que ces hésitations et ces doutes sont aussi les miens.
J'ai cependant trois convictions fermes :

1) Il faut refuser la haine et, pour reprendre l’image de mon amie, ne pas « donner votre argent à escroc parce que le livret A ne rapporte que 1% ».

2) Quoi que chacune et chacun décide, il faut le faire en conscience et en refusant tous les discours culpabilisants, d’où qu’ils viennent : Si nous sommes dans cette situation, le principal de la faute en revient à la gauche d’Hollande et Valls, le PS, qui a mené des politiques depuis deux ans à l’inverse de ce pourquoi elle a été élue. Si nous sommes dans cette situation, la faute en revient aussi en partie -hélas !- à ma gauche à moi, le Front de Gauche, qui n’a pour le moment pas su trouver les chemins pour construire une alternative avec toutes et tous.

3) Quoi que vous fassiez, et quoi qu’il arrive dimanche, lundi matin il n’y aura qu’une seule question qui vaudra et à laquelle il y aura besoin que nous soyons nombreux/euses à y répondre :

Et maintenant on fait quoi ?

Tag(s) : #Saint-Denis, #Elections, #Débats, #Droite, #Front de gauche, #Hollande, #PCF-FDG, #PS

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