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Les Penn Sardines : Projection-débat à la Plaine le 7 avril (19h)

Le sang ouvrier a coulé à Douarnenez

L'Humanité du 15-12-1925

L'Humanité du 15-12-1925
L'Humanité du 15-12-1925

Je relaie ici avec plaisir l'information de l'amicale des Bretons de Saint-Denis et les Amis du Monde Diplomatique qui seront accueillis par lacompagnie Jolie Môme le jeudi 7 avril 2016 à 19h00, pour une projection du film "Penn Sardin", suivi d'un débat avec l'historien Théo Bernard (*).

L'entrée est libre et gratuite. Ça se passe à a Belle Étoile, 14 rue Saint-Just à la Plaine-Saint-Denis. Une petite restauration est prévue sur place par l'amicale des Bretons : galettes et crêpes.

Pour celles et ceux qui ne savent qui sont les Penn sardines, voici résumé de ce dont il sera question le jeudi 7 avril (Texte repris sur le site de la compagnie Jolie Môme) :

« Les conditions de vie des sardinières, ouvrières travaillant dans les usines de conserverie, étaient déplorables, elles travaillaient jour et nuit, quand le poisson arrivait, pour des salaires de misères. Le 20 novembre 1924, les sardinières de la fabrique Carnaud vont décider de se mettre en grève. Une grève formidable qui, dans son domaine n’avait pas de précédent, va alors éclater. Les sardinières, appelées « Penn Sardines » (têtes de sardines), ouvrières des usines de conserverie, vont se soulever violemment contre leur patrons pour obtenir une augmentation de salaire. Trois jours plus tard, un comité de grève est mis en place. Le lendemain, se sont les 2000 sardinières qui arrêtent le travail et marchent dans les rues de Douanenez. Une pancarte est dans toutes les mains: »Pemp real a vo » (« ce sera 1,25 franc) alors que le tarif de rigueur est de 80 centimes.

Le 5 décembre, l’Humanité titre: »Le sang ouvrier a coulé à Douarnenez ». Le journaliste raconte comment une « charge sauvage commandée par le chef de la brigade de Douarnenez piétina vieillards et enfants ». La tension monte, les patrons ne veulent toujours pas négocier, des casseurs de grève s’immiscent dans le mouvement. Dans le même temps, des représentants syndicaux et politiques de France entière se joignent aux grévistes.

Les « penn sardines » ne lâchèrent rien, malgré les nombreuses intimidations des patrons et finalement, le 8 anvier, après plus de 50 jours de bataille acharnée, les patrons céderont. Les sardinières obtiendront 1 franc horaire, avec heures supplémentaires et reconnaissance du droit syndical. L’une d’entre elles sera même élue au conseil municipal de Douarnenez, mais les femmes n’ayant pas le droit de vote, la liste sera invalidée. »
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(*). Théo Bernard : auteur d’une thèse « La grève des « sardinières et des manœuvres des usines métallurgiques et des fabriques de conserve de Douarnenez 1924-1925 ». Prix Jean Maitron 2015.

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Tag(s) : #Bretagne, #Débats, #Luttes, #Saint-Denis, #Plaine-Saint-Denis, #Breton, #Associations, #Grève, #Droits des femmes

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