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La majorité municipale verrouille la commission pluraliste sur le CTM de Saint-Denis que je demande depuis novembre 2016

Sur les 9 membres qui composent la commission municipale pluraliste d'information et d'évaluation sur le Centre technique municipal (CTM) créée hier soir, 6 sont des élus municipaux(*) qui n'en voulaient pas ! Et 3 seulement des élus(**) qui la demandaient !

Quant à moi qui la demande depuis novembre 2016 et en suis à l'origine, j'en ai été exclu.

Hier soir, la majorité municipale a verrouillé la commission qu'elle a été contrainte de créer. Ce faisant, elle a sans doute tué l'espoir d'avoir dans ce cadre le vrai travail lucide et transparent nécessaire pour comprendre ce qui s'est passé au CTM et en tirer toutes les conséquences.

Il faudra donc faire autrement. Et ce que j'ai écrit dans le courrier que des citoyen-ne-s bénévoles diffusent dans la ville est confirmé : si vous voulez que la transparence s’impose sur les faits graves survenus dans notre service public communal et sur les conséquences à en tirer, il va falloir que vous vous en mêliez !

Par exemple en participant à la création du collectif d'usagers du service public communal que je propose (VOIR ICI) ? Notamment.

 

(*) : Elisabeth Belin (FDG), Bertrand Godefroy (PSG), David Proult (FDG), Michel Ribay, Mathilde Caroly (FDG), Kader Chibane (EELV).

(**) : Vincent Huet (REVE), Adrien Delacroix (PS), Maud Lelièvre (PS).

Télécharger le courrier au format PDF.

CRÉATION D'UNE COMMISSION MUNICIPALE D'INFORMATION ET D'ÉVALUATION.

MON INTERVENTION AU CONSEIL MUNICIPAL :

« Le 24 novembre 2016 en séance du conseil municipal, 7 jours après que les douanes et la police aient interpellé en flagrant délit des individus avec une demie-tonne de résine de cannabis au Centre technique municipal (CTM), je proposais que notre conseil municipal crée, je cite : « à notre échelle communale une Commission d’enquête pluraliste pour établir les responsabilités et faire des propositions. Une commission évidemment, comme toutes les autres, représentative de l’ensemble des composantes du conseil municipal. » J’indiquais alors que je souhaitais en faire partie.

Le 2 février dernier, toujours en séance du conseil municipal, constatant que rien n’avait évolué j’expliquais que nous avons dans notre règlement intérieur un article qui dit ceci, je cite : « Lorsqu’un sixième des conseillers en fait la demande, il peut être constitué une commission d’information et d’évaluation chargée de recueillir des éléments d’information sur une question d’intérêt communal, ou de procéder à l’évaluation d’un service communal. » Et je proposais que nous mettions en œuvre cet article pour créer « une commission d’information et d’évaluation » chargée de recueillir « des éléments d’information » sur ce qui s’est passé dans notre CTM et les conséquences à en tirer concernant le « service communal ». J’indiquais aussi que « je signerai la demande dans le cadre de l’article 6-5 avec toutes celles et tous ceux qui le voudront. »

Le 16 février, en l’absence de réactions de tous ici et alors qu’un conflit social avait éclaté au CTM de notre ville et commençait à s’enliser, j’ai écrit individuellement à chacune et chacun d’entre vous pour rappeler ma proposition faite au conseil municipal vous proposer de vous associer à cette demande.

Quelques jours plus tard, nous avons été plus d’une vingtaine de membres du conseil municipal, de la majorité comme de l’opposition, à demander cette commission. Que nous allons donc enfin créer ce soir !

Non pas pour trouver des « coupables » ou des « complices » : ça c’est le travail de la police et de la Justice, qui a mis en examen un agent communal. Mais pour une démarche lucide et transparente sur les faits graves survenus au CTM et les conséquences à en tirer sur l’organisation des services, les procédures de travail et sur l’ensemble de la chaîne hiérarchique, cadres administratifs supérieurs et élu-e-s inclus.

Plus de 5 mois ont été perdus. Souvent en manœuvres dilatoires. Qui misaient sur notre méconnaissance à tous de ce site de travail pour créer un véritable « écran de fumée » et nuire à l’indispensable travail de recherche de la vérité.

Ce devoir de vérité, de lucidité et de transparence, nous le devons à l’honneur des 3600 personnels de la mairie, à qui je renouvelle ce soir ma confiance. Nous le devons à tous nos concitoyens et concitoyennes qui assistent effarés à ce triste spectacle. Nous le devons à notre ville dont l’image est ternie.

Je suis satisfait qu’enfin nous mettions en place cette commission. Mais je veux dire aussi mon inquiétude.

Car depuis plus de cinq mois je constate l’empressement de certains à prendre des mesures inefficaces mais à grand renfort de communication. Qui sont toutes dirigées vers le bas de l’échelle de l’administration communale et jamais vers le haut. Alors qu’il y a pourtant une question incontournable : qui savait quoi ? Et une réponse qui l’est tout autant : Il y a des élus et des cadres supérieurs de l’administration communale dont les fonctions étaient de savoir et d’agir. Et qui soit savaient et n’ont pas agit, et c’est un problème. Soit ils ne savaient pas, et c’est aussi un problème !

Je constate aussi que l’opacité a été entretenue par cette « enquête administrative » indigente dont on nous a refusé la communication pendant deux mois. Et qui a pourtant été la source revendiquée de mesures inéquitables autant qu’inefficaces, qui ont largement été à l’origine de la grève survenue en février et mars au CTM.

Je fais le constat que ces derniers mois de nombreux obstacles ont été dressés pour empêcher la transparence indispensable. Et je m’inquiète que dans les mois à venir, d’autres obstacles puissent être encore dressés pour empêcher ou limiter le travail de cette commission.

Parce que j’en mesure l’importance, les enjeux et les obstacles à surmonter, je suis déterminé à agir pour la réussite de cette commission. C’est pourquoi je demande à en faire partie et à la présider.

Mais je lance aussi un appel aux dionysiens et dionysiennes. Mes chers concitoyens et concitoyennes, je pense que si vous voulez que la transparence s’impose sur les faits graves survenus dans notre service public communal et sur les conséquences à en tirer, il va falloir que vous vous en mêliez.

Et je propose à celles et ceux qui le souhaitent de créer un « collectif d’usagers du service public communal » afin de garantir que la commission d’élus aille au bout d’un travail lucide de transparence et de vérité. Et associe les usagers au bon fonctionnement de notre CTM et de notre service public communal dans son ensemble.

Aux éventuels et rares oublieux de notre conseil, je rappelle que la création d’un « comité d’usagers pour chaque service public local » faisait partie de notre projet municipal ; en page 6 pour être précis. Même si depuis 3 ans rien n’a avancé sur ce sujet.

Je m’adresse donc à celles et ceux qui souhaitent avancer en ce sens. Et je les engage à me contacter en m’écrivant à la mairie ou directement sur mon blog, ou sur les réseaux sociaux. »

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Tag(s) : #Saint-Denis, #Débats, #Elus, #PCF-FDG, #Concertation, #Service public, #Personnel communal

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