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Les agents du CTM de Saint-Denis obtiennent gain de cause et mettent fin à leur grève... Qui aura duré 35 jours !Les agents du CTM de Saint-Denis obtiennent gain de cause et mettent fin à leur grève... Qui aura duré 35 jours !Les agents du CTM de Saint-Denis obtiennent gain de cause et mettent fin à leur grève... Qui aura duré 35 jours !

Les agents communaux en grève au Centre technique municipal (CTM) auront tenu 35 jours ; dont 8 jours en grève de la faim. Ce midi, les négociations qui se sont déroulées tout au long de la semaine dernière ont aboutit. Et les agents en lutte ayant obtenu gain de cause, ils ont levé leur grève. Retour à la normale : les véhicules de la ville et de Plaine Commune sortent à nouveau...

La semaine dernière, j'ai observé au jour le jour les progrès des négociations. Un cycle normal de propositions et de contre-propositions. Qui a donc aboutit hier après-midi un peu avant que je me rende sur place. Et permis que les barrières du CTM s'ouvrent de nouveau ce midi. Ce que je suis aussi allé constater sur place.

C'est une très bonne chose.

Cette semaine de négociations est normale : On ne trouve d'issue à un conflit qu'en prenant le temps qu'il faut pour discuter et négocier. Et plus on commence tôt à négocier, plus on termine tôt...

C'est là que ce qui s'est passé ce dernier mois n'est plus tout à fait normal : qu'il ait fallu 25 jours pour que l'exécutif municipal accepte d'entamer cette négociation qui aboutit aujourd'hui est aberrant ! Dès le début de cette grève, le 10 février je l'écrivais : « Face à ce mouvement déterminé, laisser pourrir la situation n'est ni juste, ni efficace, ni responsable. »

Bien des désordres auraient pu être évité si on avait agit tôt : il y a belle lurette que les véhicules de la propreté seraient ressortis sillonner notre ville ; les travaux du quotidien dans les écoles n'auraient pas pris un mois de retard. Surtout, les parents n'auraient pas eu à subir les conséquences de 3 ou 4 débrayages d'agents des cantines partis soutenir leurs collègues au CTM... Tout cela aurait pu être évité.

Tout comme auraient pu être évitées des souffrances morales à des agents communaux cloués un peu trop facilement au pilori, alors qu'un voile pudique était jeté sur les responsabilités de la chaîne hiérarchique (qui a même parfois bénéficié au même moment d'une promotion !). Aussi que les souffrances physiques de personnes qui se sont engagées dans une grève de la faim pour qu'enfin des négociations s'ouvrent.

Que de temps perdu !

Les mesures inéquitables autant qu’inefficaces sont largement à l’origine de la grève survenue en février et mars au CTM. De même que l'obstination du maire à refuser pendant deux mois de rendre publique l'« enquête administrative » indigente qui lui servait pourtant d'argument pour prendre des décisions concernant la vie professionnelle et familiale de salariés, et privatiser des pans entiers du service public communal.

Et que des élues chargées par le maire de négocier une issue au conflit aient été directement dans la chaîne de responsabilité au moment des faits découverts en octobre dernier au CTM a à l'évidence contribué retarder l’ouverture de négociations ; et donc prolongé inutilement la durée du conflit et son durcissement par une grève de la faim de plusieurs agents communaux.

Maintenant, ce conflit est terminé. Et nous allons peut-être pouvoir commencer le travail que nous imposent les faits graves survenus en octobre dernier au CTM de notre ville ? Et assumer enfin notre devoir de vérité, de lucidité et de transparence !

C'est le sens de la commission pluraliste au sein du conseil municipal que je réclame depuis novembre dernier. Et qui devrait normalement voir le jour au conseil municipal du 30 mars prochain.

Tag(s) : #Saint-Denis, #Débats, #Service public, #Personnel communal, #Luttes, #Grève, #CTM, #Laurent Russier

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