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Il paraît qu'au départ Picasso l'avait appelé "Les Demoiselles de Loctudy" son tableau "Les Demoiselles d'Avignon" ?

C'est à Loctudy dans le Finistère que Pablo Picasso aurait peint la première version de son tableau. « Les Demoiselles de Loctudy » que ça s'appelait, en hommage aux bretonnes accortes et pas farouches qu'il a rencontré sur place. Et aussi aux langoustines dont c'est le petit surnom dans le coin et dont il se régalait tous les soirs après le travail.

À l'époque, le jeune Pablo traînait un peu avec ses potes artistes du côté de Montparnasse. Et beaucoup dans les bistros du coin. C'est comme ça qu'après une nuit arrosée et alors qu'ils étaient ronds comme des queues de pelles, ses copains Braque, Matisse, Soutine et Modigliani lui firent la blague de le coller dans le premier train venu.

Quand il se réveilla, Pablo était sur un quai de gare à Quimper avec un mal de crâne terrible. Alors pour prendre un peu l'air il sorti sur le parvis de la gare. Puis comme la tête lui tournait, il se posa quelques instants pour reprendre ses esprits à l'arrière d'une camionnette de livraison ouverte. Où il s'endormit. Quand il se réveilla il était sur le port de Loctudy avec un gros type tout rouge qui lui gueulait dessus.

Du coup, comme il voulait récupérer de sa cuite avant de repartir, Pablo prit une chambre à l'hôtel. Mais le lendemain le jeune Pablo —qui était un chaud lapin— compris vite que lorsque leurs marins de maris couraient après les demoiselles de Loctudy en mer, il pouvait lui aussi courir après elles au port !

Et c'est pour épater des Bretonnes rigolotes que Pablo proposa de faire leur portrait. « Les Demoiselles de Loctudy que j'appellerai ça ! » qu'il dit. Et il peint.

Les demoiselles de Loctudy, quand elles virent le résultat, ça les fit marrer. Et c'est pétées de rire qu'elle se moquèrent du quatre-quart breton que Pablo avait mit au premier plan de son tableau ; pour faire local, parce qu'il trouvait ça joli et surtout qu'il pensait faire plaisir à celle qui l'avait apporté. « Le reste ça va. Mais ton quatre-quart, là, il ressemble à rien ! C'est pas ressemblant du tout ! » qu'elles dirent en rigolant.

Pablo, lui, ça le fit pas rigoler. Pablo était un peu soupe au lait. Alors Pablo —qui était un sanguin— pris ses cliques et ses claques (et son tableau). Et regagna sa casemate à Montmartre. En décidant d'oublier cet épisode et de l'occulter dans sa bio pour quand il serait célèbre. Ce qui arriverait un jour il n'en doutait pas (Déjà Pablo avait un peu le melon). C'est pour ça que cet épisode est peu connu...

Une fois revenu à Paris il montra son tableau à ses copains et son marchand d'art. Et eux aussi le premier plan pas ressemblant du tableau les fit marrer. « Hijos de p... ! » dit Pablo. Qui montait vite dans les tours. Mais quand même, il décida de le retoucher, son tableau. Et à la place du joli quatre-quart breton, il ajouta une banale coupe de fruits avec un quartier de pastèque, une grappe de raisin, une pomme et une poire...

Comme il voulait oublier l'épisode de Loctudy, il rebaptisa son tableau « El Burdel de Aviñón ». « Arrête Pablo » qu'il dit son marchand d'art, « ça vendra pas, ça ! ». « Carrer d'Avinyó ? » proposa Pablo. « Arrête Pablo, que je te dis ! L'Espingouin c'est pas à la mode ! Ça vendra pas ! T'es bouché ou quoi ? ».

« Les marchands d'Art sont des rats ! » se dit Pablo. Qui renomma finalement son tableau « Les Demoiselles d'Avignon ». Le nom que nous connaissons aujourd'hui. Et c'est bien dommage. Car avec le joli quatre-quart, c'est sûr que l'Histoire de l'Art en eut été changée. Et que le petit Pablo eut connu une carrière internationale...

Bon, c'est vrai : on n'en est pas très sûrs. Ce dont on est sûrs par contre, c'est que des peintres Breton-ne-s, il y en des tas. Et qui peignent avec talent (notamment) notre région, la Bretagne.

Il y en a même aussi du côté de chez nous, Saint-Denis et ses environs, des peintres breton-ne-s amateurs/trices ! Alors les ami-e-s de l'amicale des Bretons de Saint-Denis, ils ont décidé d'en faire chouette une expo (pour la seconde fois). « Liviou Breizh / Couleurs de Bretagne » ça s'appelle. Et c'est :

du lundi 13 février au samedi 18 février 2017,

au centre administratif, espace des Trois-Patrons, place du Caquet, Saint-Denis (Métro ligne 13, station Saint-Denis-Baslique) ;

puis du jeudi 23 février au jeudi 9 mars 2017,

à la Maison de la vie associative, 19 rue de la Boulangerie, Saint-Denis.

Je vous dirais bien que c'est tellement chouette que vous pouvez y aller les yeux fermés. Mais en fait non, justement : il faut y aller les yeux grands ouverts pour en prendre plein les mirettes ! (Entrée libre).

Tag(s) : #Saint-Denis, #Bretagne, #Breton, #Culture, #Associations

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