DERNIÈRE MINUTE : LE RAPPORT FINAL D'ANALYSES
Cliquez pour télécharger le rapport définitif d'analyses de la Préfecture de Police.

Hier soir il y avait beaucoup de monde à la réunion publique, à l'école Taos-Amrouche de la Plaine-Saint-Denis. Pour faire le point sur la pollution (Qu'on espère seulement olfactive) dûe au chantier voisin de l'école et des habitations… Arrivé très en retard pour des raisons professionnelles, je ne pourrais pas vous en faire un compte-rendu ici.

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Pour ce qui me concerne, ce rapport à la fois me rassure et m'inquiète. Je m'en tiendrai ici aux seules « Conclusions » :
Il me rassure quand il affirme « Les valeurs en air dans l’école Taos Amrouche relevées le mercredi 20 juin après l’arrêt du chantier et le bâchage du tas de terre sont rassurantes. »
Et il m'inquiète quand il ajoute « De plus l’odeur de Nitrobenzène ressentie la veille dans les classes a disparu. » OK, mais depuis des jours et hier soir encore en arrivant à la réunion, aux abords du chantier l'odeur est si forte qu'on peut difficilement passer à côté !
Il m'inquiète aussi quand il dit : « L’air ambiant analysé le mardi 19 juin pendant le déblaiement de la terre en fond de fosse est chargé en Nitrobenzène et en Benzène, bien au dessus des seuils réglementaires. La terre et l’eau dans la fosse sont très polluées. » « Bien au dessus des seuils réglementaires » : c'est clair, le sous-sol du chantier est sévèrement pollué ! Mais alors, dans quelles conditions ce chantier de construction va-t-il se poursuivre pour préserver les riverains ?
Alors je partage la colère des riverains (parents et habitant-e-s) qui ont dénoncé le bâchage bâclé des terres polluées. Et qui se sont exprimés hier soir avec tellement de force sur ce point que les maîtres d'œuvre et d'ouvrage du chantier se sont engagés sur le champs à le refaire entre aujourd'hui et demain.
Je partage aussi leur impatience. Ils comprennent bien que maintenant que le tas de terre est entreposé devant l'école, « le déblaiement de la terre ne doit pas être effectué sans mesures particulières, afin d’éviter que les composés volatils comme le Benzène, le Nitrobenzène, le chloroforme se volatilisent dans l’air ambiant ». Mais ils n'acceptent pas pour autant que ces recommandations soient le prétexte pour les auteurs de la pollution à lambiner pendant des semaines !

Je partage leur exigence de transparence totale. Sur les analyses, sur les décisions qui seront prises pour mieux confiner et évacuer définitivement la terre polluée, sur le contrôle citoyen étape par étape de ce qui sera fait dans les jours et semaines à venir. Et qui pour le moment reste peu clair. Ni en terme d'actions ni en terme de calendrier…
Je partage leur inquiétude sur la réalité de la pollution et les risques sur la santé que le temps pourrait révéler. Je dois dire que cette inquiétude a été renforcée pour ce qui me concerne par les propos d'un des responsables de ce chantier (au moment où j'étais arrivé).
En effet, en réponse à un monsieur qui lui demandait pourquoi ils n'avaient pas évacué cette terre au fur et à mesure de son extraction, par camions, il a expliqué qu'en l'extrayant du chantier voisin ils avaient détectés une pollution imprévue. Et que pour voir à quoi ils avaient à faire et comment la traiter, ils avaient décidé de l'entreposer provisoirement sur un terrain… Devant l'école !
J'ai bon espoir qu'au terme de tout ça, pour les riverains —les enfants en particulier— il n'y ait jamais de conséquence sur leur santé dans le futur. Néanmoins, plusieurs participant-e-s à la réunion ont proposé que la ville dépose une plainte. Par exemple pour mise en danger de la vie d'autrui. À titre conservatoire, pour le cas où un jour on découvre quelque chose qui aurait échappé à tout le monde aujourd'hui…

Et je relaierai cette demande ce soir au conseil municipal.
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